Cinquante nuances de Grey, d'E.L. JAMES

Publié le par Alice

Cinquante nuances de Grey, d'E.L. JAMES

J'ai cédé, attirée par le grand déballage médiatique (encore le matin où j'ai écrit ce billet, sur France Inter) autour de ce roman qui connaît un grand succès mondial.

Sa particularité? Etre un "porno mum", soit un roman porno pour les Mamans. Étonnante appellation que je trouve, au passage, carrément nulle. Comme s'il fallait des livres spéciaux pour les Mamans.

Bref, si on doit parler des talents littéraires de ce livre, de sa prose, faut dire que c'est un peu le néant de la littérature. Mais évidemment, je n'ai pas lu Cinquante nuances de Grey en espérant y dénicher un chef d'oeuvre littéraire. En fait, j'étais curieuse. Et comme les critiques pleuvent contre ce roman, je m'attendais à quelque chose d'atroce.

Or, c'est LEGER, voire aérien tellement c'est répétitif, mais aussi divertissant comme un roman d'amour (et de sexe) sans prétention : un Danielle STEEL avec du cul, voilà ce qu'est pour moi ce livre.

Les personnages sont caricaturaux : je me suis cent fois (autant de fois que c'est écrit) demandée pourquoi Anastasia éprouve tant de frustration à l'idée de ne pouvoir toucher les cheveux (voire le torse) de Grey. Sa déesse intérieure qu'elle évoque toutes les trois lignes est tout aussi agaçante. Sa naïveté est exaspérante à de multiples reprises puisqu'elle découvre l'amour, les hommes, voire la séduction (alors qu'elle semble être loin d'être moche).

Les scènes pornographiques sont explicites, là aucun problème, pas vraiment érotiques mais cela l'histoire d'amour très moderne finalement. Un conte de fées sado-maso-porno !

Ce roman m'a amusée, divertie quelques heures mais pas émoustillée (c'est pourtant l'effet un peu cherché semble-t-il !).

Une lecture qui aurait été idéale sous la cocotiers d'une plage lointaine pour ne penser et réfléchir à rien.

Publié dans Roman

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