Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

30 articles avec polar

La règle de l'or, de Juana SALABERT

Publié le par Alice

La règle de l'or, de Juana SALABERT

Un bijoutier a été égorgé sauvagement dans cette Espagne actuelle, rongée par la crise, les usuriers qui s'enrichissent en achetant à petit prix les bijoux des familles qui tentent de survivre.

Ce n'est pas le premier meurtre et un sentiment d'insécurité publique, après cette insécurité financière collective, commence à monter. Les clients de ces usuriers, contraints de brader leurs trésors sont tous autant de suspects potentiels, et les moyens de profiter des plus en détresse sont nombreux...

Un roman qui ne m'a pas tenue en haleine, mais qui a le mérite d'être ultra réaliste avec cet ancrage dans les problématiques des madrilènes d'aujourd'hui, pour lesquels la crise fait des ravages.

tous les livres sur Babelio.com

Publié dans Polar

Partager cet article

Repost 0

Mortels trafics, de Pierre Poucharetpol

Publié le par Alice

Mortels trafics, de Pierre Poucharetpol

Je crois que définitivement, les qualités réalistes très certainement requises pour devenir lauréat du Prix du Quai des Orfèvres, ne sont pas le gage de plaisir à la lecture.
L'histoire peine à se construire, la narration est mal ficelée, les personnages nombreux et assez "survolés". L'écriture est assez quelconque.
Voilà, Pierre Poucharet est certainement un très bon flic mais un écrivain moyen.

Partager cet article

Repost 0

Le sourire des pendus, W3, de Jérôme CAMUT et Nathalie HUG

Publié le par Alice

Le sourire des pendus, W3, de Jérôme CAMUT et Nathalie HUG

900 pages que je n'ai pu cesser de tourner.

Un premier tome de la série W3 accrocheur : Le sourire des pendus est un bon polar.

Une journaliste télé enquête sur les pratiques sexuelles déviantes et se trouve kidnappée et au cœur d'un réseau de prostitution/ pornographie infantile. Sans l'acharnement d'une jeune flic, Sookie, elle serait morte. À côté de cette "grande" intrigue, il y a Léon , le défenseur des victimes du système, Arnaud le producteur, Valentin le jeune frère amoureux d'une actrice porno...

Ces héros forment une joyeuse et ambitieuse équipe, qui viennent en contrepoids à la noirceur des milieux qu'ils infiltrent. Chaque personnage est une possibilité d'histoire et, en refermant le livre, on a juste une envie : connaître la suite ! 

Partager cet article

Repost 0

Le polar des steppes mongoliennes, Yeruldelgger de Ian MANOOK

Publié le par Alice

Le polar des steppes mongoliennes, Yeruldelgger de Ian MANOOK

L'histoire débute alors que Yeruldelgger, le héros, est appelé pour déterrer le corps d'une enfant au beau milieu des steppes mongoliennes. En parallèle à cette découverte, le corps de chinois émasculés et abattus sauvagement ainsi que trois prostitués chinoises.

 

Les deux enquêtes vont se rejoindre au fil des pages, Yeruldelgger n'a pas été épargné par la vie avec l'enlèvement et le meurtre de son enfant, sa petite fille, quelques années plus tôt. Ce meurtre l'a décrédibilisé aux yeux de la population, lui qui a choisi ne pas renoncer à son enquête en cours comme les kidnappeurs de sa fille l'exigeaient.

 

Alors que le roman débute, le héros n'est pas un super héros. Sa fille le hait. Brutal, incapable de sentiments... pourtant deux femmes lui vouent une confiance aveugle : Oyun sa jeune coéquipière qui n'a peur de rien, et Solongo, celle qui partage sa yourte avec, sans partager son lit, un médecin légiste.

 

Ce polar ne connaît aucun temps mort et tout est réuni pour que la résolution de l'intrigue tienne en haleine le lecteur : une histoire de famille complexe avec un personnage influent, de la corruption, des flics ripoux...

Âmes sensibles s'abstenir car le roman est à certains moments violent, les descriptions sont ultra réalistes, personne n'est épargné par la brutalité ou l'horreur, qu'il s'agisse de femmes ou d'enfants.

 

Et puis il y a le poids des traditions et la force des rêves, des croyances et des moines qui envisagent la force mentale avant de se servir de leur force physique, ces gouttes de lait que l'on disperse devant la yourte après le passage d'un ami, afin de protéger son voyage... quelquefois pourtant on pourrait penser que c'est un peu trop et que ces descriptions historico-sociologiques manquent de fluidité par rapport à la vivacité de la narration. 

 

Ian Manook est un écrivain de la même trempe que Caryl FEREY, une intrigue "exotique" avec un fort ancrage géographique et culturel, des scènes ultra réalistes, au risque de choquer le lecteur, une intrigue qui ne s'essouffle pas et des romans qui ne nous tombent pas des mains.

A lire donc!

 

 

Publié dans Polar

Partager cet article

Repost 0

Poulets grillés, de Sophie HENAFF

Publié le par Alice

Poulets grillés, de Sophie HENAFF

Un nouveau service, bien loin du 36 quai des Orfèvres voit le jour : celui des "poulets grillés", entendez par là, ceux qu'on met au placard pour mieux faire briller les résultats des équipes 100% compétentes. Leur Chef? Anne Capestan, une commissaire à la carrière brillante, fulgurante mais éphémère à cause d'une gâchette un peu facile.

Cette équipe de bras cassés, tous plus différents les uns que les autres, traîne sa réputation et sa carrière comme un poids. Pourtant, il y a encore cette même envie de faire justice, cette foi en la mission, et puis, pourquoi ne pas tirer avantage de cette liberté sans moyens, de cette absence d'obligation de résultats?

Poulets grillés, c'est un polar qui a tout d'un scénario réussi : on voit les personnages, on les imagine, ils sont drôles, les situations et relations amusent tout autant qu'elles rendent les personnages attachants.

Bien sûr que c'est l'histoire du perdant qui se retrouve gagnant, et il ne peut en être autrement.

 

Evidemment, ces trop vite jugés sont de chouettes personnages ; ils ont tous bien plus d'humanité que la totalité des commissaires du 36, et puis on peut parier que ceux qui n'ont pas encore de circonstances atténuantes en auront dans le second tome qui vient de paraître.

 

" Mais on est là pour quoi, au juste? Si on ne peut même pas aider. Pourquoi créer notre unité?

- Pour tous vous rassembler, je vous l'ai déjà expliqué, ne m'obligez pas à devenir plus précis..., fit-il en chassant l'air d'un geste excédé.

- Si, je veux bien.

- Capestan, on vous a mis dans le même bocal parce qu'il fallait vous isoler. Vous êtes ingérables et, plus particulièrement, in-dé-si-ra-bles. Je ne veux pas de vous au milieu d'une enquête officielle.

- Vous noircissez les portraits, on n'a rien d'effroyable, protesta Capestan avant que le souvenir de son propre palmarès ne l'oblige à rectifier le tir.

- Pour mon cas, je le concède, ajouta-t-elle. Mais les autres ne sont...

- Vous êtes là uniquement parce qu'on ne peut pas vous révoquer ! coupa Buron en martelant chaque syllabe. Ca va rentrer? On vous paye pour jouer aux dominos ou tricoter. Demandez à Evrard de vous apprendre la belote et fichez-moi la paix une bonne fois pour toutes, commissaire."

 

Publié dans Polar

Partager cet article

Repost 0

Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant

Publié le par Alice

Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant
Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant

Grâce à Babelio, ce site génial de partage de lectures et de lecteurs, j'ai reçu un exemplaire de Condor, de Caryl FEREY, en vue de préparer la rencontre prévue au sein des Editions Gallimard le mercredi 13 dernier.

Impossible pour moi de ne pas tenter de participer: j'ai aimé tout ce que j'ai lu de Caryl Férey (Utu, Zulu, Mapuche...), je suis fan de ses héros cassés, de ses histoires qui ne s’embarrassent pas d'une Happy End, des ancrages politiques et historiques qui permettent aux personnages d'évoluer au Chili, en Argentine ou encore en Afrique du Sud. J'ai découvert les desaparecidos, réappris l'humanité d'Allende, pris la mesure de l'apartheid et la violence, la corruption...

Les romans de Caryl Férey peuvent choquer, bouleverser, certaines scènes sont très violentes, elles remuent. On lit d'une traite, sans respirer. On n'ose quelquefois pas terminer un paragraphe, mais l'amour agit toujours comme une "goulée" nécessaire d'oxygène dans ces pays rongés par la violence, la drogue, l'argent.

Condor, ce dernier roman, prend place au Chili. Gabriela est une jeune étudiante vidéaste qui filme tout, sans cesse, grâce à un système ingénieux lui permettant de capturer les images depuis son sac à main. Ses vidéos témoignent de l'injustice sociale de son pays : dénonçant, par exemple, le coût exorbitant et prohibitif des études lors d'une manifestation lorsque le roman s'ouvre.

L'histoire débute vraiment quand le fils d'un de ses amis est retrouvé mort dans les bidonvilles de Santiago. Il porte des traces de poudre blanche sous le nez, lui qui n'est pas toxico. Gabriela, consciente que sa simple voix de citoyenne ne suffira pour éclaircir le mystère de cette mort, se rend chez un avocat, spécialiste des causes perdues. Esteban, personnage exubérant, farfelu et complètement cassé et désillusionné, est le fils d'une famille fortunée, en lutte contre son éducation et contre les valeurs transmises.

La scène inaugurale placée, les protagonistes sont à présent libres d'évoluer, ils ont tous une valeur, qu'elle soit positive ou négative : la police corrompue, Edward, l'associé d'Esteban, dont les parents ont été torturés par la DINA, police secrète de Pinochet, Gabriela et la communauté Mapuche considérée comme terroriste, le mysticisme représenté par sa tante machi, les gamins des bidonvilles, livrés à eux-mêmes, à la drogue comme à la violence, Stephano militant et opposant à Pinochet, en fuite durant des années...

Ce roman est très dense, excessivement documenté et réaliste, Caryl Férey d'ailleurs, lors de la rencontre, nous a précisé que tout ce qu'il avait écrit était vrai (les quartiers, la police, les figures opolitiques...), les noms ont été modifiés quelquefois, mais l'ancrage dans le réel n'est pas fictif malgré le caractère romancé de l'ouvrage. Il y a un message politique dont il ne se cache pas : le seul espoir du Chili, c'est la jeunesse, à qui il a souhaité donner la parole, tout autant qu'aux opprimés, aux autochtones qui ne trouvent plus leur place dans leur propre pays

Caryl Férey est un auteur drôle et pétulant. Le personnage d'Esteban d'ailleurs n'est pas sans rappeler l'auteur : celui-ci écrit aussi, (un passage de son poème est inséré dans le roman), comme une mise en abyme du récit (partie qui m'a d'ailleurs le moins convaincue)

4 ans d'enquête, de voyages et de rencontres ont permis à cette petite semaine (tel est le temps du récit) de faire naitre des personnages, comme autant de figures de lutte et de résistance contre l'oppression, la dictature, qu'elle soit financière ou politique.

Donc?

J'ai adoré cette rencontre au sein des Editions Gallimard, ces cadres aux photos d'auteurs édités dont j'admire l'écriture ou que j'apprécie toujours de lire. Je me suis sentie soulagée par le caractère décontracté de la rencontre, des échanges avec l'auteur très accessible. Je garde comme un trésor cette drôle de dédicace.

En revanche, et pour tout vous avouer, Condor n'est pas le roman de Caryl Férey que je préfère. Il y a quelques longueurs, la digression "poétique" d'Esteban ne m'a pas convaincue. Et puis, il y a un cycle asez négatif où, finalement, la chute de l'histoire ressemble au début, les personnages ayant "juste" perdu leurs idéaux et leurs rêves. Là où l'auteur y voit un message d'espoir (en avant la jeunesse !), j'y vois beaucoup de pessimisme...

Son prochain roman évoquera le monde marin, les migrants, en passant de la Bretagne par la Grèce. Une parution que je vais guetter avec impatience !

Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant
Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant
tous les livres sur Babelio.com

Partager cet article

Repost 0

Territoires, le polar réaliste et engagé d'Olivier NOREK

Publié le par Alice

Territoires, le polar réaliste et engagé d'Olivier NOREK

Résumé éditeur

Depuis la dernière enquête du capitaine Victor Coste, le calme semble être revenu au SDPJ 93. Son équipe, de plus en plus soudée, n'aura cependant pas le temps d'en profiter. L'exécution sommaire, en une semaine, des trois jeunes caïds locaux de la drogue va tous les entraîner dans une guerre aussi violente qu'incompréhensible. Des pains de cocaïne planqués chez des retraités, un ado de 13 ans chef de bande psychopathe, des milices occultes recrutées dans des clubs de boxe financés par la municipalité, un adjoint au maire torturé, retrouvé mort dans son appartement, la fille d'un élu qui se fait tirer dessus à la sortie de l'école... Coste va avoir affaire à une armée de voyous sans pitié : tous hors la loi, tous coupables, sans doute, de fomenter une véritable révolution. Mais qui sont les responsables de ce carnage qui, bientôt, mettra la ville à feu et à sang ? Avec son deuxième polar admirablement maîtrisé, Olivier Norek nous plonge dans une série de drames – forcément humains – où seul l'humour des " flics " permet de reprendre son souffle. Un imbroglio de stratégies criminelles, loin d'être aussi fictives que l'on croit, dans un monde opaque où les assassins eux-mêmes sont manipulés.

 

Après Code 93, Olivier NOREK plante le même décor de banlieue, les mêmes flics, dirigés par Coste, pour une enquête politico-sociale.

Des trafics entre les immeubles qui garantissent à Madame le Maire une relative paix sociale à coups de logements HLM, de vacances en bord de mer et d'assistants repris de justice, anciens caïds, à même de mater les insurrections naissantes.

Pas de faits divers tranquilles : de la violence à l'état brute, gratuite. Des gosses qui torturent à tour de bras, des vieux qui deviennent "nourrices", l'Etat coupable et victime.

Et pourtant, il y a une humanité folle chez ces policiers qui tentent de ne pas oublier de vivre, d'aimer, construire leur vie.

La ville est viciée, corrompue, des plus faibles aux plus forts. Personne n'espère, la survie est la règle. Et pourtant c'est notre monde, celui qui redoute les émeutes des banlieues, fragilisé par le traumatisme des émeutes des banlieues, réelles, elles.

 

 

- Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi depuis une dizaine d'années les émeutes ne durent jamais plus de quatre jours? Et pourquoi ces émeutes ne quittent jamais la commune d'où elles surgissent?

- Je n'en ai aucune idée.

- Rappelez-vous Clichy-sous-Bois. Vingt et une nuits d'affrontements répandus sur différentes villes et presque tout le territoire. Un état d'urgence décrété et une addition de plusieurs centaines de millions d'euros. Le gouvernement a vite compris que pour faire des économies, il fallait tuer ces soulèvements dans l'oeuf. Et tout spécialement ceux du 93.

- Pourquoi la Seine-Saint-Denis aurait-elle un traitement de faveur?

- Parce que nous sommes le paillasson de Paris. Toute la politique est centrée dans la capitale et quand ça brûle en banlieue, l'odeur arrive jusque sous leur fenêtre. Nous sommes trop proches du coeur pour qu'ils acceptent que la situation s'envenime. Regardez comme on laisse Marseille et la Corse à la dérive. Juste parce qu'ils sont si loin du centre qu'ils sont considérés comme presque indigènes. Et encore, c'est la métropole. Dans toutes les Antilles, les mouvements sociaux ont été ignorés et ont dégénéré mais depuis, rien n'a réellement changé. Vous savez que, cette année, il y a eu deux fois plus de règlements de comptes en Guadeloupe que dans les Bouches-du-Rhône? Et pourtant, le battage médiatique s'est cantonné à Marseille. Je vous assure que plus on se rapproche géographiquement de l'Elysée, moins on a de chances d'être oubliés. Le gouvernement n'autorisera pas son voisin du 93 à s'enliser dans une insurrection.

 

Territoires, d'Olivier NOREK

Editions Pocket, 2015.

 

Publié dans Polar, Thriller, Coup de coeur

Partager cet article

Repost 0

Lisa Gardner ou ces livres de 24 heures

Publié le par Alice

Lisa Gardner ou ces livres de 24 heures

Résumé éditeur :

Tess croyait avoir trouvé le mari idéal en la personne de Jim Beckett, un policier jouissant d'une excellente réputation dans la petite ville de Williamstown, Massachusetts.
Mais deux ans après le mariage, elle découvre l'horreur : son époux a assassiné, dans des circonstances effroyables, plusieurs femmes. Tess n'a d'autre choix que de le dénoncer à la justice.
En attendant d'être jugé, Jim est placé dans un quartier de haute sécurité. Le jour où, tuant deux gardiens, il parvient à s'évader, il n'a plus qu'une idée en tête : retrouver celle qui l'a trahi.
Et lui rappeler qu'ils sont unis, quoi qu'il arrive, jusqu'à ce que la mort les sépare...

 

Tess, est l'enfant unique d'un couple dont l'homme est violent. Sous le regard et les attentions de Jim Beckett, policier reconnu, elle se sent enfin protégée. Il l'épouse, et lui promet d'être lié à elle "jusqu'à ce que la mort les sépare".

Sauf que Jim s'avère être un homme manipulateur, tyrannique et surtout un tueur en série particulièrement sanguinaire...

Quand l'histoire débute, Tess tente de convaincre un ancien mercenaire, J.T, de lui apprendre les rudiments de l'auto-défense. En effet, la police a échoué dans sa mission de protection et son ex-mari, qui s'est enfui du centre pénitentiaire de haute sécurité, n'a qu'une idée en tête : se venger et la tuer.

J.T. est un homme rongé par le passé, par le poids d'un père autoritaire et violent, un père qui a détruit psychologiquement ses deux enfants, son fils, et sa fille Marion.

Evidemment, quand deux enfants cassés se rencontrent... Entre la peur d'aimer et le besoin de se sentir en sécurité... les deux personnages s'attirent comme des aimants mais Jim, qui connait toutes les ficelles de la police, use de stratagèmes pour repérer sa proie, Tess, et mettre son plan à exécution.

C'est un roman de 48 heures car quand on commence la lecture, on doit la finir dans la foulée. Même si ce n'est pas si crédible, même si les ficelles sont grosses, même si, même si...

Lisa Gardner est un de ces auteurs dont il faut toujours avoir un titre dans sa bibliothèque, vous ne serez jamais vraiment déçus en ouvrant un de ses livres, et moins encore en le refermant. Vous aurez "juste" passé 48 heures dans une vie qui n'est pas la vôtre, à vous rongez les sangs pour savoir si les héros sortiront indemnes des pages.

Jusqu'à ce que la mort nous sépare, de Lisa GARDNER

Editions Archi poche, novembre 2015

(Le samedi il y a RV lecture ici)

Publié dans Polar, Thriller

Partager cet article

Repost 0

Prête à tout, de Joyce Maynard

Publié le par Alice

Prête à tout, de Joyce Maynard

Présentation éditeur :

Suzanne Stone ressemble à ces filles trop parfaites des magazines. Elle a tout pour être heureuse: elle est jeune, belle, mariée à un homme qui la vénère, installée dans une jolie maison. Mais Suzanne n'est pas une poupée. Elle veut davantage, bien davantage...
Isolée dans une petite ville de province, elle décide que la télévision sera son royaume: à force de conviction, elle obtient un poste dans la station locale. Bientôt, elle parvient à présenter le bulletin météo, puis, persuadée d'être vouée à un brillant avenir, réalise avec un brin de naïveté et beaucoup d'ardeur son premier reportage.
Qu'a donc encore de commun cette créature sculpturale descendue de l'olympe télévisuel avec son entourage, sa famille, son mari... Énigmatique, perverse, désireuse de balayer son passé d'un revers de main, la jeune femme va vite utiliser sa nouvelle aura à des fins meurtrières.
Et l'écran de télévision de se teinter couleur rouge sang...

 

Joyce Maynard, avec toujours le même talent de conteuse, dresse un portrait sans concession de l'Amérique : celle où on devient parent à 15 ans, celle où les viols en famille sont monnaie courante, et l'autre, celle des rêves que l'on peut concrétiser. Deux Amérique qui se confrontent, celle à qui les rêves ne sont pas permis et ceux qui fondent leur vie sur l'espoir de connaître la gloire, le pouvoir et la richesse.

Leurs intérêts ne seront bien évidemment jamais communs : l'obsession de Suzanne la rend totalement inhumaine, aucun acte, aucun mot n'a de sens sans public.

Le récit, mené par des narrateurs multiples, chacun protagoniste de l'histoire. Tous mettent en évidence le personnage de Suzanne, la racontent par le biais de ce qu'elle souhaite représenter pour eux, mais jamais pour ce qu'elle est vraiment.

Le sexe, l'ambition, l'argent : voilà ce qui meut les personnages. L'histoire est construite en spirale, l'étau se resserre sur les mensonges et manipulations de Suzanne, mais s'en rend-elle compte? 

Finalement, seul l'amour parental est aveugle, généreux et inconditionnel, même si dans la réalité, les manières de prendre soin de l'autre et de l'éduquer à la vie sont opposées.

Un livre glaçant, passionnant, révoltant, et à lire absolument, d'autant plus si vous ne connaissez pas Joyce Maynard.

Morceaux choisis

"Moi, ma théorie c'était : jamais faire croire qu'un miracle va se produire. C'est pas parce que vous soufflez toutes les bougies sur votre gâteau d'anniversaire que votre voeu va se réaliser. Jimmy a grandi en sachant que tous ces jouets qu'on voit dans les publicités à la télé, c'était pas pour lui, pas plus que ces jolies filles qu'ils font voir dans les magazines. Faut être réaliste. Si vous visez trop haut, ça fait encore plus mal quand vous retombez.

C'est pas la première fois que j'entends des gens faire allusion au milieu d'où vient mon fils. Toute sa vie les gens lui ont dit, d'une façon ou d'une autre, qu'il pouvait rien lui arriver de bien dans la vie, vu qu'il était pas né dans le bon environnement? C'est ça qu'on appelle un pays libre? Tout le monde a ses chances? Ah, me faites pas rire. Ce gamin, on aurait pu raconter l'histoire de sa vie quand il avait six ans. Comme disait le psychologue : compte tenu de son milieu, il pouvait que mal finir. Et si ça finit toujours mal, c'est à cause des gens qui répètent tout ça justement."

 

Postface de l'auteure:

"S'il y avait des caméras de télévision dans toutes les maisons, tout le temps, comme celles qu'ils ont dans les banques et dans les boutiques pour surveiller les voleurs, croyez-vous que les mères continueraient à crier après leurs enfants et les frapper? 

Tant que vous êtes à la télé, il y a toujours quelqu'un qui vous regarde. Si les gens pouvaient passer à la télé tout le temps, nul doute que la race humaine dans son ensemble s'en porterait beaucoup mieux. Cela pose un problème : si tout le monde passait à la télé, il n'y aurait plus personne pour la regarder."

 

Prête à tout, de Joyce MAYNARD

Editions Philippe Rey, mai 2015

Publié dans Polar, Roman

Partager cet article

Repost 0

La maison d'à côté, de Lisa GARDNER

Publié le par Alice

La maison d'à côté, de Lisa GARDNER

Quatrième de couverture

Un fait divers dans une banlieue résidentielle de Boston passionne les médias. Sandra Jones, jeune maîtresse d'école et mère modèle, a disparu. Seul témoin: sa petite fille de 4 ans. Suspect n°1: son mari Jason.

Dès que l'inspectrice D.D. Warren pénètre chez les Jones, elle sent que quelque chose cloche : les réticences de Jason à répondre à ses questions, son peu d'empressement à savoir ce qui a bien pu arriver à son épouse "chérie" ...

Tente-t-il de brouiller les pistes ou cherche-t-il à protéger sa fille, à se cacher? Mais de qui?

 

 

Un bon thriller qu'on ne peut pas lâcher ! 

Une jeune femme, mère de famille aimante a disparu. Son mari appelle la police plusieurs heures après avoir constaté sa disparition. C'est un homme qui semble dénué de toute émotion, au comportement et aux réactions inhabituels dans ce genre de situation.

Alors que les chapitres alternent entre la narration par la disparue qui raconte ce qui s'est passé avant, c'est-à-dire la suite d'événements qui ont mené à la situation actuelle, qui elle, forme le second récit. 
On élabore des pistes en même temps que les enquêteurs et ça marche bien ! On perçoit ce qui se dessine et trame doucement. 


Un auteur qui confirme son talent en matière de suspense ; même si les grosses ficelles américaines ne sont pas celles que je préfère d'ordinaire, celles-ci rendent la lecture sympathique et captivante.

Publié dans Thriller, Polar

Partager cet article

Repost 0

1 2 3 > >>