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Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, de Céleste NG

Publié le par Alice

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, de Céleste NG

Lydia est morte. La seule enfant aux yeux bleus de cette famille métis dont le père est un fils d'immigré chinois.

L'histoire se passe dans les années 70, dans une banlieue américaine où la différence de couleur de peau, ou d'origine ethnique n'est pas commune. Malgré les diplômes du père, il ne pourra jamais enseigner à Harvard. Quant à la mère, qui a pour ambition de ne pas ressembler à sa propre mère, dévouée aux tâches domestiques et à "l'art de tenir sa maison", son objectif est de devenir femme médecin malgré les préjugés et obstacles. Malheureusement ce plan de carrière sera définitivement abandonné au profit d'une première grossesse, d'une seconde et enfin d'une troisième et dernière grossesse.

D'enquête au sens traditionnel, vous n'en trouverez pas dans ce roman, en revanche, l'auteur vous emmène vers une enquête psychologique : une introspection familiale qui déconstruit la manière dont chacun s'est bâti.

Les identités des trois enfants tout comme celles des parents sont intrinsèquement liées et imbriquées dans leur relation aux autres, que l'Autre représente la société (le regard porté sur l'immigré, la femme carriériste...)  ou la famille qui par le pouvoir des figures d'attachement que sont les parents, peut mettre un poids bien trop grand sur les épaules de sa progéniture.

N'attendez pas un polar car à mesure que la lecture du livre se fait, le lecteur n'a plus de doutes à propos des causes de la mort de Lydia. Pourtant à mesure que les personnages prennent plus de profondeur, la prise de conscience de leur part de responsabilité se fait plus aiguë.

Chacun se bat avec ses souffrances, ses deuils et aspirations impossibles ; la jalousie n'a pas de place. Ici il est question de l'identité de soi face à l'autre.

Cette oeuvre est différente et particulièrement réussie, d'autant plus qu'il s'agit d'un premier roman où le regard sociologique éclaire particulièrement la psychologie des personnages.

 

J'ai lu ce livre dans le cadre du Prix Relay des voyageurs (une sélection de quatre romans reçus grâce à Babelio) et pour lesquels nous sommes tous invités à voter.

Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, de Céleste Ng

Editions Sonatines, 2016.

Publié dans Thriller, Roman, Prix Relay

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Les cahiers d'Esther, de Riad SATTOUF

Publié le par Alice

Les cahiers d'Esther, de Riad SATTOUF

La mystérieuse préadolescence... une série de planches uniques pour croquer les 10 ans d'Esther, qui n'a pas d'Iphone 6 (et qui est le seule à ne pas en avoir à son plus grand regret et pour sa plus grande obsession).


Le regard porté sur les adultes ne manque pas de piquant ni de véracité. C'est drôle, tendre et inquiétant.


Je me dis que décidément je suis soulagée de ne pas avoir de fille, et que beaucoup de références m'échappent car décidément, je n'ai plus 10 ans émoticône wi


Toutefois ça peut être un cadeau sympa pour une petite préado.

Publié dans Bande Dessinée, 3-5

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Le mystère Henri PICK, de David Foenkinos

Publié le par Alice

Le mystère Henri PICK, de David Foenkinos

Delphine, une jeune éditrice, découvre que la bibliothèque de son enfance recèle un véritable trésor : un espace dédié aux livres refusés par les maisons d'éditions que leurs auteurs sont venus déposer et archiver.

Parmi ceux-ci, elle et son compagnon (écrivain qui a publié son premier roman sans succès) découvrent LA perle rare, un manuscrit qui, elle en est certaine, sera publié à des centaines de milliers d'exemplaires. L'auteur de ce roman est mort, et c'est sa veuve et sa fille qui peinent à croire qu'Henri, ce propriétaire d'une pizzeria, très peu porté sur les lettres, a pu écrire ce roman plein de sentiments et de références littéraires russes.

Evidemment une fois publié le roman connaît un succès et remet en cause la vie du village breton, mais aussi de tous ceux qui ont approché de près ou de loin, la bibliothèque des livres refusés... Reste à élucider, pour certains, la question de l'auteur car le fait que ce soit Henri Pick ne convainc guère.

Bon. Comment dire? Il ya quelque chose dans l'écriture de David Foenkinos qui me gêne profondément  et je crois avoir compris. En fait, il ne peut s'effacer pour laisser la place aux personnages. Il a besoin d'exister, de marquer sa présence dans le roman, ce qui donne lieu à des digressions, des commentaires, des explications incessantes. Les personnages n'ont plus beaucoup de consistance, même psychologique puisque l'auteur ne leur en laisse pas la place.

Finalement, il y a une mise en abyme, qui pourrait être intéressante si elle était volontaire, avec ce roman en quête de héros. Je ne saurais dire quel est le personnage le plus abouti, qui est le héros, de Delphine, de Joséphine, de Jean-Michel Rouche. Le narrateur omniscient, qui n'est pas l'auteur, regarde, raconte l'histoire avec distance, comme s'il cherchait lui-même son héros, tout comme finalement l'intrigue de l'histoire, qui consiste à retrouver l'auteur de ce fameux roman.

La pirouette finale (à condition de terminer la lecture du livre), donne sens au récit et à l'intrigue. Malheureusement c'est presque trop taard, car je suis encore étonnée d'avoir terminé le livre sans avoir renoncé au cours de la lecture.

C'est un roman plein de bons sentiments, un roman que l'on pourrait classer dans ce genre qui semble avoir le vent en poupe "le feel good". Bref, je me suis ennuyée et j'ai trouvé l'écriture "niaise" avec cette volonté non dissimulée de chercher sans cesse la formule qui fait mouche, la citation que les critiques reprendront facilement.

" Après le rose du tailleur de Magali, son enquête prenait la forme d'une variation de couleurs au sein d'une même gamme."

 

"Publier un roman qui ne rencontre pas son public, c'est permettre à l'indifférence de se matérialiser".

Publié dans Roman, 1-5

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Et devant moi, le monde de Joyce MAYNARD

Publié le par Alice

Et devant moi, le monde de Joyce MAYNARD

J'ai déjà chroniqué deux romans de Joyce Maynard sur ce blog, Prête à tout et L'homme de la montagne. J'ai lu aussi récemment Baby love, et je suis devenue au fil du temps une inconditionnelle de cette auteure.

 

Et devant moi, le monde est une autobiographie. Le prétexte, ou ce que la presse en a souvent retenu, c'est sa relation avec J.D Salinger alors qu'elle n'était qu'une toute jeune femme et lui un homme déjà mûr.

Joyce Maynard n'a jamais été une enfant "normale" : élevée par des parents artistes, universitaires dans une vie bohème et exigeante intellectuellement. Pourtant la jeune femme qu'elle devient est rongée par le manque de confiance en elle, l'anorexie, et en même temps, la reconnaissance de ses talents littéraires est très précoce.

Elle se trouve sur le devant de la scène littéraire, grâce à une publication et une Une dans le New York Times Magazine où son article est censé être la voix d'une génération, elle qui vit pourtant à l'écart des fêtes et amitiés étudiantes, qui n'a pas de vie sentimentale ni sexuelle...

Une identité tellement fragile, avec ce père alcoolique dont elle ne parlera jamais, même avec sa mère, et pourtant une telle force dans la création. Tel est le paradoxe de l'auteure, qui se laisse aspirer par les névroses alimentaires, médicales ou encore sociales de Salinger, tyrannique concernant ses publications et le contenu de ses oeuvres.

Rejetée du jour au lendemain, Joyce Maynard mettra des années à se libérer du joug intellectuel que cette relation a imposé, malgré un mariage rapide avec celui qui va devenir son mari, donnant naissance à sa fille aînée tout aussi vite.

L'écriture et les contrats accumulés comme moyens de régler les factures, la publication de ses romans semble davantage répondre à des nécessités financières, c'est avant tout une femme qui se livre dans ce récit, plus qu'un écrivain : Un peu fantasque, excessivement brillante, mère aimante, c'est une personne complexe et fragile qui a intimement lié l'écriture à sa vie (j'aurais aimé lire une de ses chroniques si personnelles en tant que femme/mère dans un quotidien). Ses lectrices devenant elles-mêmes des amies, s'insurgeant ou la félicitant lorsqu'elle annonce qu'elle divorce et déménage.

Pas d'esprit de revanche ni de comptes à régler. Mais il est incontestable que cette autobiographe éclaire l'oeuvre romanesque de Joyce Maynard avec un autre angle, une émotion décuplée.

Quelquefois, j'ai en effet, tendance à oublier que les auteurs que je prends un plaisir infini à lire, sont aussi des êtres faits de chair et de sang, avec leurs émotions, leurs chagrins, et qu'au-delà de cet infini talent, il y a une vie, dont les histoires qui l'ont façonnée sont à la mesure de celles romancées.

 

L'histoire se termine ainsi, brutalement.

Un jour Jerry Salinger est le seul homme existant dans mon univers. Je m'en remets à lui pour me dire quoi écrire, quoi penser, quoi porter, quoi lire, quoi manger. Il me dit qui je suis, qui je devrais être. Et le jour suivant, il n'est plus là.

Il m'avait décrit le chemin qui mène à l'illumination. Il eût fallu posséder un genre de discipline et d'abnégation que je n'avais pas, une capacité à s'oublier soi-même et à renoncer aux plaisirs matériels. Sur ce chemin, j'avais en permanence trébuché, sans jamais douter pourtant que c'était le bon. Sans Jerry pour me guider, je me sens abandonnée, perdue, pas simplement seule physiquement, mais psychiquement bloquée. Toute ma vie j'ai su ce qu'était la sensation de solitude. Mais jamais à ce point.

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Je pensais que je tomberais amoureuse, me marierais, aurais des bébés et vivrais heureuse à tout jamais. J'avais raison sur un point : avoir des enfants a été la plus belle expérience de ma vie. Seulement je ne savais pas que s'ils m'apportaient les plus grandes richesses qu soient, j'y gagnerais en prime le sentiment d'être dépourvue, à découvert et anéantie. Je ne savais pas que, souvent, je me retrouverais dans la cuisine, à serrer dans mes bras cet enfant qui m'était plus précieux que mon propre souffle et dont je n'arrivais pas à calmer les pleurs parce que je me sentais plus seule, plus isolée et plus paniquée que jamais...

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Le chagrin des vivants, d'Anna HOPE

Publié le par Alice

Le chagrin des vivants, d'Anna HOPE

Deux ans après la fin de la première guerre mondiale, les plaies laissées par les combats sont encore vives. Qu'elles soient morales ou physiques, personne n'est sorti indemne de cette barbarie.

L'histoire se déroule alors que le Soldat Inconnu est rapatrié de France, cinq jours avant la commémoration nationale qui célébrera son retour, rendant ainsi hommage à tous les disparus, que l'on connaisse leur nom ou pas.

Ces quelques jours cristallisent les souffrances et les deuils des personnages puisque ce récit est chorale, c'est-à-dire que plusieurs voix se croisent :

- celle, en italique, du narrateur qui suit le Soldat Inconnu

- celle d'Evelyn, une femme d'une trentaine d'années, qui a perdu l'homme qu'elle aimait à la guerre. D'une famille aisée, elle tente néanmoins de trouver un sens à sa vie en travaillant. Déchirée plutôt qu'aigrie, la disparition de Fraser a fait disparaitre toute l'innocence et la spontanéité de sa volonté de vivre.

- celle d'Hettie, une femme d'une vingtaine d'années qui travaille au Hammersmith Palais. Avec d'autres jeunes femmes, elle accompagne, pour six pences, des hommes célibataires le temps d'une danse. Issue d'une famille très modeste, elle donne une grande partie de son salaire à sa mère et à son frère revenu traumatisé de la guerre.

- et enfin la voix d'Ada, la mère d'un soldat mort au front qui n'accepte pas la disparition de son fils, n'ayant jamais eu un mot d'explication quant aux circonstances du décès, ne sachant où et comment faire le deuil, à tel point qu'elle pense régulièrement l'apercevoir.

Les souffrances de chacune de ces femmes sont le point de départ. Et pourtant les cinq jours que dure le récit vont être décisifs quant à leur compréhension/acceptation de la guerre et des vies balayées sur son chemin. Au début du roman, les deuils apparaissent comme impossibles. Pourtant , les renaissances vont vite s'avérer nécessaires et vont s'imposer, au rythme du pays lui-même avec l'arrivée symbolique du Soldat Inconnu. Il aura fallu voir, dire, arrêter de "faire comme si" pour qu'un nouveau départ puisse être possible.

C'est vraiment un très beau roman sur l'après-guerre, sur la place des hommes et des femmes dans la société au début du XX° : les mères, les très jeunes femmes qui ne rencontrent que des hommes cassés, physiquement ou moralement, pour construire leur vie, ou les femmes, plus mûres qui doivent se construire alors que leurs vies, leurs rêves d'avenir ont été fauchés.

L'écriture est belle, les personnages sensibles et émouvants.

Le chagrin des vivants est un premier roman assez éblouissant.

Courage.

Elle ne savait pas ce qu'elle en disait.

A présent, dans cette rue froide, elle prend conscience d'une chose. Que cette rencontre était ce qu'elle attendait, que quelqu'un partage sa vérité avec elle. Après quatre ans de guerre et encore deux ans d'anciens soldats, jour après jour, c'est ça qu'elle voulait. C'est ça qu'elle recherchait. La vérité de quelqu'un. Pas sa gaieté, ni sa bravoure, ni sa colère, ni ses mensonges. Et en quatre ans de guerre et deux ans de contrecoup, personne -ni Fraser, ni son frère - personne n'avait partagé sa vérité avec Elle.

Page 322

Vous verrez que j'ai ajouté une nouvelle catégorie pour évaluer mes préférences, en donnant une note sur 5, en plus de la catégorie "coup de coeur".

Publié dans 4-5, Roman, Premier roman

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Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant

Publié le par Alice

Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant
Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant

Grâce à Babelio, ce site génial de partage de lectures et de lecteurs, j'ai reçu un exemplaire de Condor, de Caryl FEREY, en vue de préparer la rencontre prévue au sein des Editions Gallimard le mercredi 13 dernier.

Impossible pour moi de ne pas tenter de participer: j'ai aimé tout ce que j'ai lu de Caryl Férey (Utu, Zulu, Mapuche...), je suis fan de ses héros cassés, de ses histoires qui ne s’embarrassent pas d'une Happy End, des ancrages politiques et historiques qui permettent aux personnages d'évoluer au Chili, en Argentine ou encore en Afrique du Sud. J'ai découvert les desaparecidos, réappris l'humanité d'Allende, pris la mesure de l'apartheid et la violence, la corruption...

Les romans de Caryl Férey peuvent choquer, bouleverser, certaines scènes sont très violentes, elles remuent. On lit d'une traite, sans respirer. On n'ose quelquefois pas terminer un paragraphe, mais l'amour agit toujours comme une "goulée" nécessaire d'oxygène dans ces pays rongés par la violence, la drogue, l'argent.

Condor, ce dernier roman, prend place au Chili. Gabriela est une jeune étudiante vidéaste qui filme tout, sans cesse, grâce à un système ingénieux lui permettant de capturer les images depuis son sac à main. Ses vidéos témoignent de l'injustice sociale de son pays : dénonçant, par exemple, le coût exorbitant et prohibitif des études lors d'une manifestation lorsque le roman s'ouvre.

L'histoire débute vraiment quand le fils d'un de ses amis est retrouvé mort dans les bidonvilles de Santiago. Il porte des traces de poudre blanche sous le nez, lui qui n'est pas toxico. Gabriela, consciente que sa simple voix de citoyenne ne suffira pour éclaircir le mystère de cette mort, se rend chez un avocat, spécialiste des causes perdues. Esteban, personnage exubérant, farfelu et complètement cassé et désillusionné, est le fils d'une famille fortunée, en lutte contre son éducation et contre les valeurs transmises.

La scène inaugurale placée, les protagonistes sont à présent libres d'évoluer, ils ont tous une valeur, qu'elle soit positive ou négative : la police corrompue, Edward, l'associé d'Esteban, dont les parents ont été torturés par la DINA, police secrète de Pinochet, Gabriela et la communauté Mapuche considérée comme terroriste, le mysticisme représenté par sa tante machi, les gamins des bidonvilles, livrés à eux-mêmes, à la drogue comme à la violence, Stephano militant et opposant à Pinochet, en fuite durant des années...

Ce roman est très dense, excessivement documenté et réaliste, Caryl Férey d'ailleurs, lors de la rencontre, nous a précisé que tout ce qu'il avait écrit était vrai (les quartiers, la police, les figures opolitiques...), les noms ont été modifiés quelquefois, mais l'ancrage dans le réel n'est pas fictif malgré le caractère romancé de l'ouvrage. Il y a un message politique dont il ne se cache pas : le seul espoir du Chili, c'est la jeunesse, à qui il a souhaité donner la parole, tout autant qu'aux opprimés, aux autochtones qui ne trouvent plus leur place dans leur propre pays

Caryl Férey est un auteur drôle et pétulant. Le personnage d'Esteban d'ailleurs n'est pas sans rappeler l'auteur : celui-ci écrit aussi, (un passage de son poème est inséré dans le roman), comme une mise en abyme du récit (partie qui m'a d'ailleurs le moins convaincue)

4 ans d'enquête, de voyages et de rencontres ont permis à cette petite semaine (tel est le temps du récit) de faire naitre des personnages, comme autant de figures de lutte et de résistance contre l'oppression, la dictature, qu'elle soit financière ou politique.

Donc?

J'ai adoré cette rencontre au sein des Editions Gallimard, ces cadres aux photos d'auteurs édités dont j'admire l'écriture ou que j'apprécie toujours de lire. Je me suis sentie soulagée par le caractère décontracté de la rencontre, des échanges avec l'auteur très accessible. Je garde comme un trésor cette drôle de dédicace.

En revanche, et pour tout vous avouer, Condor n'est pas le roman de Caryl Férey que je préfère. Il y a quelques longueurs, la digression "poétique" d'Esteban ne m'a pas convaincue. Et puis, il y a un cycle asez négatif où, finalement, la chute de l'histoire ressemble au début, les personnages ayant "juste" perdu leurs idéaux et leurs rêves. Là où l'auteur y voit un message d'espoir (en avant la jeunesse !), j'y vois beaucoup de pessimisme...

Son prochain roman évoquera le monde marin, les migrants, en passant de la Bretagne par la Grèce. Une parution que je vais guetter avec impatience !

Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant
Le jour où j'ai rencontré Caryl Férey, cet auteur de polars que j'aime tant
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