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Castagne, d'Isao MOUTTE

Publié le par Alice

Castagne, d'Isao MOUTTE

Quatrième de couverture

Un homme, lunettes noires sur le nez, entre dans une station-service. Il s’approche d’un type qui est affalé sur une table et lui demande où est son frère, après l’avoir au préalable foutu par terre. L’information obtenue, Paul monte les escaliers et constate que Jean-Louie dort profondément. Il le réveille en tirant un coup de feu. Les deux hommes se connaissent bien pour avoir travaillé à plusieurs reprises ensemble. Paul est d’ailleurs là pour proposer à son ancien associé un braquage visiblement très fructueux. Jean-Louie prétexte être à la retraite et ne se décide pas. Charles, son frère qui a été rossé peu avant, vient de monter l’arme au poing. Il tire sur Paul au niveau de la tête.
Afin d’éviter d’avoir les flics à l’arrière-train, les deux frangins quittent les lieux en voiture, en ayant au préalable vidé les poches de Paul des billets et du carnet expliquant le plan. Or Paul n’est pas mort. Il est juste blessé à la tête. Il fonce à la poursuite de Jean-Louie et de Charles. Ces derniers font une halte dans un petit restaurant du coin. Mais là-bas, d’autres ennuis les guettent…

 

Un dessin en noir et blanc fait de traits simples et efficaces : des lignes, ronds, hachures pour des personnages comme autant de "gueules" de voyous. Pas de fioritures, ni d'analyse psychologique, Jean-Louie, Charles ou encore Paul sont des truands qui courent après un butin, un bon plan ou pour fuir les balles.

Je suis passée à côté de cette bande-dessinée, peinant à trouver, dès le début, le fil conducteur de l'intrigue. Trop de "PAN PAN", de "méchants" dont les motivations m'ont semblé obscures.

C'est assez caricatural même si on peut reconnaître que les dialogues font souvent mouche et rappellent les films policiers des années 70. Un bande dessinée dont le scénario m'a paru trop minimaliste, c'est dommage car l'ambiance est là grâce notamment aux vignettes sombres, où le noir domine, à l'image des motivations des personnages... 

Castagne, d'Isao MOUTTE

Editions The Hoochie Coochie, 2015

 

 

Merci à Babelio et au Grand Prix SNCF du Polar pour la découverte !

tous les livres sur Babelio.com

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Moment d'un couple, de Nelly ALARD

Publié le par Alice

Moment d'un couple, de Nelly ALARD

Quatrième de couverture

Juliette, ingénieur dans l'informatique, et Olivier, journaliste, ont deux enfants et une vie de couple moderne. Lorsque Olivier avoue à sa femme avoir une liaison, l'univers de Juliette vacille. Comment survivre à la trahison? C'est à cette question que ce roman, écrit au scalpel, sans concession mais non sans humour, entend répondre. Rien n'y échappe, ni les risques de la vie à deux et les glissements du désir ni les contradictions d'un certain féminisme et la difficulté d'être un homme aujourd'hui. 

 

Ce roman dissèque l'"Après", le moment où le couple bascule : le mari avoue à sa femme avoir une liaison.

Plus rien ne sera pareil, bien sûr.

Il y a des phrases, des situations d'une extrême justesse, où l'on se dit que finalement tout ceci est d'une banalité sordide (et ordinaire). Mais, les personnages si caricaturaux font perdre de vue le caractère réaliste du roman qui s'apparente parfois à une analyse psychologique : le mari est un pleutre et la maîtresse une hystérique.

C'est le personnage de la femme trompée qui s'en sort le plus dignement, même si, l'apparente froideur avec laquelle elle accueille dans un premier temps la trahison de son mari m'a laissée assez dubitative.

Et puis il y a l'enjeu représenté par les enfants, le mariage, les questions financières... 

Ce roman analyse avec beaucoup d'habileté les différents sentiments qui se jouent au sein d'un couple. Il est toutefois dommage que les personnages manquent quelquefois, par leur excès, de crédibilité.

 

(Juliette est la femme, Olivier le mari et Victoire la maîtresse)

"Au fond, pense Juliette, le principal reproche qu'on peut faire à Olivier n'est pas d'être bourré de contradictions, il est loin d'être le seul, mais plutôt de les balancer en vrac sans se soucier de l'effet produit. En amour on doit à l'autre un minimum de synthèse, on ne peut déposer à comme ça tous ses sentiments ses paradoxes en tas, en pièces détachées pour ainsi dire et démerdez-vous pour faire fonctionner tout ça, pour en extraire l'idée directrice, en dégager le sentiment général, pour imbriquer toutes les pièces de façon que ça marche pour que ça ait un sens."

"Avec Victoire il avait eu la sensation confuse que les mots qu'il disait se suffisaient à eux-mêrmes, qu'ils contenaient leur propre réalité, jamais il n'avait été question pour lui que cette réalité déborde et envahisse sa vie, pourquoi refusait-elle de le comprendre? Avec Juliette c'était le contraire, il avait cru qu'un amour sans mots était possible. A quoi bon des mots puisque avec Juliette l'amour était partout dans les meubles du salon dans les chemises qu'il portait dans les goûters des enfants dans les enfants surtout les enfants évidemment c'était vertigineux comme les mots s'étaient  en eux incarnés ou plutôt en l'occurence l'absence de mots, de toute manière devant l'existence des enfants tous les mots devenaient dérisoires. Bien sûr les enfants ne justifiaient pas tout mais la vie aurès de Juliette était douce elle était devenue comme une partie de lui ou lui une partie d'elle ou plutôt ils étaient devenus deux parties d'un même corps."

Moment d'un couple, de Nelly ALARD

Editions Gallimard, 2013.

Publié dans Roman

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Terminus Belz, d'Emmanuel GRAND

Publié le par Alice

Terminus Belz, d'Emmanuel GRAND
Quatrième de couverture
 
Enez Ar Droc'h. L'île des fous, comme l'appellent les locaux. Pour Marko Voronine, clandestin traqué par la mafia roumaine, Belz semblait l'endroit idéal pour se faire oublier. Mais dans cette enclave portuaire, les étrangers ne sont pas aimés et Marko se brouille avec un marin, Jugand. Quelques jours plus tard, son cadavre mutilé est découvert. Marko sait son temps compté et la fuite impossible.
 
 Difficile de rester insensible à ce beau personnage, humain, courageux et volontaire. Marko est un immigré clandestin qui a du tuer pour protéger une de ses compagnes d'infortune, victime de mafieux sans scrupules.
Le voilà donc arrivé sur l'île des fous, terre de légendes et de croyances où le caractère irréel des crimes protège des enquêtes policières.
 
En l'espace de quelques jours, Marko se cachera de la Mafia roumaine, à la poursuite des quatre clandestins en fuite, il devra s'essayer au métier de marin, bien qu'ayant le mal de mer, il tombera amoureux et devra comprendre la part de responsabilité de la légende de l'Ankou dans ces crimes qui touchent les habitants de l'Ile.
Oui, c'est beaucoup. La mafia des passeurs, les croyances bretonnes, la faillite programmée des marins de cette île bretonne... et tous ces personnages qui auraient sans doute mérité un peu plus de considération individuelle.
 
Dans ce roman, une large place est laissée à l'action : l'auteur a privilégié les faits plutôt que leurs motivations, ce qui crée une résolution assez bâclée à mon sens. La réflexion sur les cultures et légendes (roumaine/bretonne) ébauchée, j'aurais aimé que les personnages soient plus denses psychologiquement et que l'analyse ethnologique serve davantage l'action.

Terminus Belz, d'Emmanuel GRAND

Editions Liana Levi, 2014.

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(Livre offert par Babelio et la SNCF)

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