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7 articles avec bande dessinee

Les cahiers d'Esther, de Riad SATTOUF

Publié le par Alice

Les cahiers d'Esther, de Riad SATTOUF

La mystérieuse préadolescence... une série de planches uniques pour croquer les 10 ans d'Esther, qui n'a pas d'Iphone 6 (et qui est le seule à ne pas en avoir à son plus grand regret et pour sa plus grande obsession).


Le regard porté sur les adultes ne manque pas de piquant ni de véracité. C'est drôle, tendre et inquiétant.


Je me dis que décidément je suis soulagée de ne pas avoir de fille, et que beaucoup de références m'échappent car décidément, je n'ai plus 10 ans émoticône wi


Toutefois ça peut être un cadeau sympa pour une petite préado.

Publié dans Bande Dessinée, 3-5

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Un thé pour Yumiko, de Fumio OBATA

Publié le par Alice

Un thé pour Yumiko, de Fumio OBATA
Un thé pour Yumiko, de Fumio OBATA

Résumé éditeur

Quand elle apprend la mort de son père, Yumiko, jeune graphiste londonienne, doit partir au Japon pour assister à la traditionnelle cérémonie des obsèques. Le voyage au pays de ses origines, jusque dans la ville où elle est née et a grandi, se révèle une succession d'émotions contradictoires et bouleversantes. Qui est-elle devenue loin de chez elle ?

 

Cette histoire est celle des immigrés qui ont fait leur vie dans un autre pays, pays dans lequel ils se sentent bien, "chez eux". Le retour au pays provoque alors un choc culturel et émotionnel qui bouleverse et interroge profondément Yumiko sur son identité.

Qui est-elle à présent?

Ce questionnement trouve sa source même dans le schéma familial dont est issue l'héroïne : un père attaché aux traditions, ne comprenant pas son envie d'étudier ailleurs, à l'étranger et  qui envisage de la marier avec un ami de la famille, et une mère intellectuelle, bien libérée du joug moral des conventions.

La dualité qui se joue en Yumiko est représentée de manière allégorique par un personnage du théâtre Nô, qui vient la hanter.

C'est un roman graphique basé sur l'introspection, le fiancé anglais de Yumiko n'étant pas vraiment concret dans le cheminement psychologique du personnage. Le lecteur est invité à trouver les clés seul, aidé par la douceur des images et des représentations. Ce n'est pas une oeuvre de textes ni de dialogues..., ce qui rend cette bande dessinée intéressante mais qui peut laisser aussi un sentiment d'inachèvement.

"Nous changeons tout le temps...

De même que nos ambitions, nos désirs et nos objectifs...

L'important c'est ... de trouver quelque chose d'immuable en soi."

Un thé pour Yumiko, de Fumio OBATA

Traduit de l'anglais par Isabelle Troin

Collection BAYOU, Editions Gallimard, 2014.

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California dreamin' de Pénélope BAGIEU

Publié le par Alice

California dreamin' de Pénélope BAGIEU

California dreamin' est la dernière bande dessinée de Pénélope BAGIEU, l'auteure qui s'est notamment fait connaître grâce à son blog Ma vie est tout à fait fascinante.

Dans cet ouvrage elle raconte la vie d'Ellen Cohen, la chanteuse du groupe des Mamas & Papas, une personnalité hors normes pour un physique tout aussi peu conventionnel : aînée d'une famille de juifs immigrée à Baltimore, un père passionné de musique mais pétri d'angoisses, gérant d'une épicerie cachère en faillite permanente.

Cass Elliot, de son nom de scène, est racontée par le biais de 18 chapitres, comme autant de narrateurs différents. Une personnalité pétulante au sens de la dérision exacerbé.

Ce roman c'est celui d'une voix exceptionnelle, mais aussi d'une époque faite de rêves (partir à New York), de drogues et de courants musicaux (comme l'arrivée des Beatles sur la scène internationale, l'arrivée d'une nouvelle manière d'envisager la musique d'alors).

Ce qui est particulièrement émouvant c'est la personnalité de Casse Elliot, cette femme qui assume sa grosseur, drôle et maniant l'auto-dérision comme personne. Aux amours déçues mais à la volonté intacte de "percer" malgré les obstacles qui se sont dressés sur son chemin.

J'ai beaucoup ri en lisant cette bande dessinée, j'ai souvent été émue, et puis j'ai vraiment eu l'envie de réécouter ce si fameux titre, California dreamin' !

 

Le Monde a mis en ligne les quatre premiers chapitres du livre, si vous voulez avoir un aperçu plus précis de son contenu.

California dreamin' de Pénélope Bagieu

Editions Gallimard, septembre 2015.

(Je rejoins les RV de VirginieB où il sera question de lectures le samedi chez elle)

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Castagne, d'Isao MOUTTE

Publié le par Alice

Castagne, d'Isao MOUTTE

Quatrième de couverture

Un homme, lunettes noires sur le nez, entre dans une station-service. Il s’approche d’un type qui est affalé sur une table et lui demande où est son frère, après l’avoir au préalable foutu par terre. L’information obtenue, Paul monte les escaliers et constate que Jean-Louie dort profondément. Il le réveille en tirant un coup de feu. Les deux hommes se connaissent bien pour avoir travaillé à plusieurs reprises ensemble. Paul est d’ailleurs là pour proposer à son ancien associé un braquage visiblement très fructueux. Jean-Louie prétexte être à la retraite et ne se décide pas. Charles, son frère qui a été rossé peu avant, vient de monter l’arme au poing. Il tire sur Paul au niveau de la tête.
Afin d’éviter d’avoir les flics à l’arrière-train, les deux frangins quittent les lieux en voiture, en ayant au préalable vidé les poches de Paul des billets et du carnet expliquant le plan. Or Paul n’est pas mort. Il est juste blessé à la tête. Il fonce à la poursuite de Jean-Louie et de Charles. Ces derniers font une halte dans un petit restaurant du coin. Mais là-bas, d’autres ennuis les guettent…

 

Un dessin en noir et blanc fait de traits simples et efficaces : des lignes, ronds, hachures pour des personnages comme autant de "gueules" de voyous. Pas de fioritures, ni d'analyse psychologique, Jean-Louie, Charles ou encore Paul sont des truands qui courent après un butin, un bon plan ou pour fuir les balles.

Je suis passée à côté de cette bande-dessinée, peinant à trouver, dès le début, le fil conducteur de l'intrigue. Trop de "PAN PAN", de "méchants" dont les motivations m'ont semblé obscures.

C'est assez caricatural même si on peut reconnaître que les dialogues font souvent mouche et rappellent les films policiers des années 70. Un bande dessinée dont le scénario m'a paru trop minimaliste, c'est dommage car l'ambiance est là grâce notamment aux vignettes sombres, où le noir domine, à l'image des motivations des personnages... 

Castagne, d'Isao MOUTTE

Editions The Hoochie Coochie, 2015

 

 

Merci à Babelio et au Grand Prix SNCF du Polar pour la découverte !

tous les livres sur Babelio.com

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L'arabe du futur, tomes 1 et 2, de Riad SATTOUF

Publié le par Alice

L'arabe du futur, tomes 1 et 2, de Riad SATTOUF

Quatrième de couverture :

Un roman graphique où Riad Sattouf raconte sa jeunesse dans la Libye de Kadhafi et la Syrie d’Hafez al-Assad.

Né en 1978 d’un père syrien et d’une mère bretonne, Riad Sattouf grandit d’abord à Tripoli, en Libye, où son père vient d’être nommé professeur. Issu d’un milieu pauvre, féru de politique et obsédé par le panarabisme, Abdel-Razak Sattouf élève son fils Riad dans le culte des grands dictateurs arabes, symboles de modernité et de puissance virile.
En 1984, la famille déménage en Syrie et rejoint le berceau des Sattouf, un petit village près de Homs. Malmené par ses cousins (il est blond, cela n’aide pas…), le jeune Riad découvre la rudesse de la vie paysanne traditionnelle. Son père, lui, n’a qu’une idée en tête: que son fils Riad aille à l’école syrienne et devienne un Arabe moderne et éduqué, un Arabe du futur.

"L’Arabe du futur" sera publié en trois volumes. Le premier tome couvre la période 1978-1984.

Le second tome, couvre la première année d’école en Syrie (1984-1985), il apprend à lire et écrire l’arabe, découvre la famille de son père et, malgré ses cheveux blonds et deux semaines de vacances en France avec sa mère, fait tout pour devenir un vrai petit syrien et plaire à son père.

La vie paysanne et la rudesse de l’école à Ter Maaleh, les courses au marché noir à Homs, les dîners chez le cousin général mégalomane proche du régime, les balades assoiffées dans la cité antique de Palmyre : ce tome 2 nous plonge dans le quotidien hallucinant de la famille Sattouf sous la dictature d’Hafez Al-Assad.

J'ai découvert avec un grand plaisir cette autobiographie : Riad SATTOUF est l'enfant d'une mère française et d'un père intellectuel syrien. 

Les deux tomes relatent de manière chronologique leur départ de France, leur arrivée en Lybie pour finalement déménager dans le pays natal du père, en Syrie. 

Le jeune Riad, si blond qu'il est souvent admiré parce que ressemblant à un américain, ou haï parce que sa différence fait imaginer aux autres enfants qu'il est juif. Son éducation est à cheval entre les traditions familiales (et locales) et les idées progressistes du père, qui a épousé une française.

L'oeil naïf de l'enfant permet au récit d'être très souvent amusant, même si finalement la situation peut faire froid dans le dos. Ce regard distancié permet au ton de l'ouvrage de prendre toute sa saveur : ce jeune enfant, observateur, narre avec circonspection les contradictions de son père, de la société dans laquelle il vit.

C'est un vibrant hommage à ses origines aussi, à ceux qui, pourtant loin (odeurs, coutumes...) des traditions maternelles, sont ceux qui lui ont permis de se construire.

On pourra retenir de s'amuser des chocs culturels, ou de s'indigner de l'éducation des enfants, de la violence ou des manipulations politiques, mais L'Arabe du futur forme un tout émouvant, sensible, intéressant et intrigant.

L'arabe du futur, de Riad SATTOUF

Allary Editions, 2015

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Le procès Carlton, de François BOUCQ et Pascale ROBERT-DIARD

Publié le par Alice

Le procès Carlton, de François BOUCQ et Pascale ROBERT-DIARD

Quatrième de couverture : Pendant trois semaines, devant le tribunal correctionnel de Lille, assis côte à côte sur le banc des prévenus, ils ont été accusés, confrontés et se sont défendus : Dominique Strauss-Kahn, l’homme qui fut « le plus puissant du monde », Dodo la Saumure et sa gouaille, et une dizaine d’autres – chefs d’entreprise, avocat, directeur d’hôtel – que l’affaire du Carlton a brutalement exposés au regard du public.
Les débuts furent âpres, tendus, parfois obscènes, drôles aussi. Ils revivent sous la plume de la chroniqueuse judiciaire du Monde, Pascale Robert-Diard et le trait perchant des croquis de François Boucq.

 

Même en n'étant pas féru d'information, difficile pour les français d'échapper à ce procès, où la sexualité débridée et perverse d'un des plus puissants hommes a été étalée sur la place publique.

Une immersion totale dans un monde où les femmes sont un divertissement comme d'autres joueraient au golf, et où les rendez-vous libertins sont aussi courants qu'un bon resto entre amis/connaissances.

François BOUCQ croque les 13 jours de procès ainsi que ses protagonistes tandis que Pascale ROBERT-DIARD offre aux lecteurs un description et une analyse non dénuées d'esprit critique des échanges qui ont lieu sur la "scène" du tribunal.

Chacun y joue son rôle : de victime présumée (de l'acharnement médiatique et/ou judiciaire, mais aussi victime d'une condition sociale qui pousse à avoir recours à la prostitution ou encore de sa propre identité sexuelle) à proxénète assumé (Dodo la Saumure est sa propre caricature, sa compagne n'ayant rien à lui envier non plus) ou magistrat garant de l'ordre judiciaire (et non pas moral). Les échanges mis en exergue sont truculents : on s'indigne, s'amuserait presque de ce monde "hors du monde".

On observe quand même, entre deux pages que la mise en examen pour "proxénétisme aggravé commis en bande organisée" semble loin des débats  qui meuvent les protagonistes, on a envie de pointer du doigt les médias qui se sont repus des détails scabreux, ou cette juge qui a fait de Dominique Strauss Kahn une cible à faire tomber.

Président du tribunal, avocats et procureurs répètent à l'envi "la justice n'est pas le gardien de l'ordre moral" or, si il n'est plus question de morale, le procès n'a plus vraiment lieu d'être. "DSK savait que le danger venait moins du dossier - dont la fragilité était connue- que de lui-même. Il lui fallait répondre sans écraser, se défendre sans humilier."

On plaint les prostituées qui pourtant n'ont pas été victimes de DSK plus que d'un autre homme, que c'est leur condition sociale qu'il faut plutôt pointer du doigt. Elles abandonneront d'ailleurs leur action en justice au cours du procès.

 

Une bande dessinée intéressante, beaucoup plus éclairante que tout ce que les médias ont bien voulu nous servir, si comparable aux pages "sexo" des magazines féminins estivaux. Un récit qui invite à réfléchir sur la place de la justice dans certaines affaires d'ordre finalement, plutôt privées.

Le procès Carlton, de François BOUCQ et Pascale ROBERT-DIARD
Le procès Carlton, de François BOUCQ et Pascale ROBERT-DIARD

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Merci à Babelio et l'opération Masse critique pour la découverte. 

Le procès Carlton : Tome 1 par François Boucq
 
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Le procès Carlton, de François BOUCQ et Pascale ROBERT-DIARD

Les Editions du Lombard, 3 juillet 2015

136 pages.

Publié dans Bande Dessinée

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Le bleu est une couleur chaude, de Julie MAROH

Publié le par Alice

Le bleu est une couleur chaude, de Julie MAROH

La vie d'Adèle, ce film d'Abdellatif Kechiche qui a tant fait parler de lui, est tiré de cette bande dessinée, qui a donc inspiré l'écriture du scénario.Si je n'ai pas aimé le visionner, j'ai vraiment apprécié la pudeur de ce roman graphique, il y a beaucoup de finesse et de délicatesse pour évoquer cette histoire d'amour, d'éveil à la sensualité et à la sexualité.

Clémentine, une adolescente bien dans sa vie, ne parvient pas à construire une relation avec un garçon. Elle sent que quelque chose empêche l'histoire d'évoluer. Un jour, elle croise dans la rue une femme aux cheveux bleus. C'est le coup de foudre. La vision de cette femme peuple ses rêves érotiques et ses fantasmes. Les réveils et la révélation sont douloureux, voire inacceptables.

Quand la vraie rencontre avec Emma se fait, c'est l'amour qui s'impose à Clémentine. Le vrai, celui qui ravage tout, obsédant. L'histoire entre les deux femmes naît : se pose alors la question de la légitimité, de la reconnaissance publique en tant que couple. Arrivent la violence de la révélation pour les proches, amis, famille, le rejet aussi.

Il y a beaucoup de pudeur et d'émotion dans l'évocation de sentiments et de la sexualité. C'est une très belle histoire d'amour, au-delà de l'homo ou de l'hétérosexualité.

Publié dans Bande Dessinée

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