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2 articles avec prix sncf du polar selection 2016

Castagne, d'Isao MOUTTE

Publié le par Alice

Castagne, d'Isao MOUTTE

Quatrième de couverture

Un homme, lunettes noires sur le nez, entre dans une station-service. Il s’approche d’un type qui est affalé sur une table et lui demande où est son frère, après l’avoir au préalable foutu par terre. L’information obtenue, Paul monte les escaliers et constate que Jean-Louie dort profondément. Il le réveille en tirant un coup de feu. Les deux hommes se connaissent bien pour avoir travaillé à plusieurs reprises ensemble. Paul est d’ailleurs là pour proposer à son ancien associé un braquage visiblement très fructueux. Jean-Louie prétexte être à la retraite et ne se décide pas. Charles, son frère qui a été rossé peu avant, vient de monter l’arme au poing. Il tire sur Paul au niveau de la tête.
Afin d’éviter d’avoir les flics à l’arrière-train, les deux frangins quittent les lieux en voiture, en ayant au préalable vidé les poches de Paul des billets et du carnet expliquant le plan. Or Paul n’est pas mort. Il est juste blessé à la tête. Il fonce à la poursuite de Jean-Louie et de Charles. Ces derniers font une halte dans un petit restaurant du coin. Mais là-bas, d’autres ennuis les guettent…

 

Un dessin en noir et blanc fait de traits simples et efficaces : des lignes, ronds, hachures pour des personnages comme autant de "gueules" de voyous. Pas de fioritures, ni d'analyse psychologique, Jean-Louie, Charles ou encore Paul sont des truands qui courent après un butin, un bon plan ou pour fuir les balles.

Je suis passée à côté de cette bande-dessinée, peinant à trouver, dès le début, le fil conducteur de l'intrigue. Trop de "PAN PAN", de "méchants" dont les motivations m'ont semblé obscures.

C'est assez caricatural même si on peut reconnaître que les dialogues font souvent mouche et rappellent les films policiers des années 70. Un bande dessinée dont le scénario m'a paru trop minimaliste, c'est dommage car l'ambiance est là grâce notamment aux vignettes sombres, où le noir domine, à l'image des motivations des personnages... 

Castagne, d'Isao MOUTTE

Editions The Hoochie Coochie, 2015

 

 

Merci à Babelio et au Grand Prix SNCF du Polar pour la découverte !

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Terminus Belz, d'Emmanuel GRAND

Publié le par Alice

Terminus Belz, d'Emmanuel GRAND
Quatrième de couverture
 
Enez Ar Droc'h. L'île des fous, comme l'appellent les locaux. Pour Marko Voronine, clandestin traqué par la mafia roumaine, Belz semblait l'endroit idéal pour se faire oublier. Mais dans cette enclave portuaire, les étrangers ne sont pas aimés et Marko se brouille avec un marin, Jugand. Quelques jours plus tard, son cadavre mutilé est découvert. Marko sait son temps compté et la fuite impossible.
 
 Difficile de rester insensible à ce beau personnage, humain, courageux et volontaire. Marko est un immigré clandestin qui a du tuer pour protéger une de ses compagnes d'infortune, victime de mafieux sans scrupules.
Le voilà donc arrivé sur l'île des fous, terre de légendes et de croyances où le caractère irréel des crimes protège des enquêtes policières.
 
En l'espace de quelques jours, Marko se cachera de la Mafia roumaine, à la poursuite des quatre clandestins en fuite, il devra s'essayer au métier de marin, bien qu'ayant le mal de mer, il tombera amoureux et devra comprendre la part de responsabilité de la légende de l'Ankou dans ces crimes qui touchent les habitants de l'Ile.
Oui, c'est beaucoup. La mafia des passeurs, les croyances bretonnes, la faillite programmée des marins de cette île bretonne... et tous ces personnages qui auraient sans doute mérité un peu plus de considération individuelle.
 
Dans ce roman, une large place est laissée à l'action : l'auteur a privilégié les faits plutôt que leurs motivations, ce qui crée une résolution assez bâclée à mon sens. La réflexion sur les cultures et légendes (roumaine/bretonne) ébauchée, j'aurais aimé que les personnages soient plus denses psychologiquement et que l'analyse ethnologique serve davantage l'action.

Terminus Belz, d'Emmanuel GRAND

Editions Liana Levi, 2014.

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(Livre offert par Babelio et la SNCF)

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