Dans le Pavillon rouge, de Pauline CHEN

Publié le par Alice

Dans le Pavillon rouge, de Pauline CHEN

Résumé éditeur : Daiyu, provinciale de dix-sept ans, est accueillie à Pékin, au sein de la famille de sa mère qui vient de décéder. Ayant vécu simplement et sans contraintes, Daiyu est totalement déconcertée par le faste et la rigidité du palais de Rongguo où elle fait la connaissance de toute la famille Jia, des aristocrates liés à la Maison impériale. Sa grand-mère avait coupé tout lien avec sa mère, qui avait choisi de faire un mariage d'amour. Dans cette immense demeure aux multiples appartements et aux innombrables domestiques, Grand-Mère Jia, secondée et servie par Xifeng ? la femme de son petit-fils ? règne sur le gynécée qu'est la résidence des femmes où tout le monde, maîtresses comme servantes, obéit à des règles hiérarchiques strictes. Xifeng veille au bien-être de tous, gérant l'intendance et la fortune familiale. Malgré son dévouement, elle est néanmoins très vite remplacée dans le lit de son mari par une concubine, car elle n'a pas réussi à enfanter. Daiyu quant à elle tombe amoureuse de Baoyu ? brillant et imprévisible héritier de la famille ?, sans savoir que Grand-Mère Jia souhaite le marier à la sage Baochai, sa cousine, avec qui elle s'est liée d'amitié. Un meurtre, des amours illicites et un coup d'État après la mort de l'empereur précipiteront la chute de cette famille. Xifeng, Daiyu et Baochai tenteront, chacune à leur manière, de façonner leur destinée. Pauline Chen donne une nouvelle vie à un classique de la littérature chinoise du XVIIIe siècle, Le Rêve de la chambre rouge, de Cao Xueqin.

 

J'ai acheté ce roman en survolant la quatrième de couverture, attirée par la promesse de l'exotisme, et en effet l'immersion dans la Chine aristocrate du XVIII°siècle me semble bien loin de mon quotidien.

Des personnages nombreux: tous vivent dans le même domaine, compartimenté, des femmes seules aux couples mariés. Quant à la trame, il s'agit d'histoires essentiellement amoureuses avec les déclinaisons qui en découlent : trahisons/déceptions. 

La politique n'apparait que là où les personnages en sont affectés car rien de plus clos que le Palais de Rongguo. Un coup d'Etat et la famille Jia, sans les hommes emprisonnés, se trouve démunie. La Chine du XVIII° se montre alors plus dure et cruelle que celle sous les soieries et le quotidien facilité par la centaine de serviteurs.

C'est de la littérature "de vacances", celle qui a eu l'effet d'une madeleine proustienne, lorsque, adolescente, j'ai découvert l'univers de Pearl Buck.

Publié dans Roman

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Estellecalim 11/08/2015 19:06

c'est une transcription du rêve dans le pavillon rouge ?

Alice 21/08/2015 14:53

je ne comprends pas ta question, mais si je réfléchis, je crois comprendre ;)
c'est en fait une adaptation très libre d'un texte ancien semble -t-il

MHF 11/08/2015 09:55

Ca ne me tente pas trop ;)