La vérité sur l'affaire Henry Quebert, de Joël DICKER

Publié le par Alice

La vérité sur l'affaire Henry Quebert, de Joël DICKER

L'histoire est racontée à la première personne par Marcus Goldman, un écrivain qui, après un premier roman au succès considérable, est en panne d'inspiration.

Il quitte New-York pour rejoindre son "maître", Harry Quebert, un professeur de littérature, écrivain au succès national. Alors que des jardiniers viennent planter des fleurs dans le jardin de celui-ci ils déterrent un cadavre. Le cadavre de Nola, une jeune femme disparue dans de terribles conditions 30 ans plus tôt.

La vérité sur l'affaire Henry Quebert c'est un roman dans le roman, une sorte de mise en abyme où il est question de l'acte d'écrire et de vérité romanesque. C'est également un thriller puisque Marcus voulant rétablir la vérité et réhabiliter son ami, devra enquêter pour reconstituer le fait qui s'est déroulé dans les années 70.

Comme point de départ, il y a une histoire d'amour entre Nola, une jeune femme (enfant) de 15 ans et Harry, un écrivain de 30 ans. Criminelle mais sincère, cette relation sera le point de départ de la tragédie qui mènera au meutre de Nola.

Le passé est décortiqué sur une période de trois mois (l'été 75) à travers le prisme de chaque personnage tandis qu'il reste quelques semaines à Marcus pour rédiger son second roman. Les faits et le temps s'accélèrent dans le passé comme dans le présent. Comme une scène qui se jouerait encore et encore sous un angle différent, les névroses de chaque protagoniste façonnent l'histoire, la déforment et dévoilent surtout une autre facette de Nola.

L'énigme se resserre autour d'une dizaine de personnages. Plus leurs personnalités se dévoilent, plus Harry, l'ami de toujours, devient énigmatique. Marcus, quant à lui, fidèle à qui tout réussit en passant à côté de l'essentiel, écoute et note les travers de chacun sans jamais juger. 

Des indices sont semés, l'histoire est revisitée mot pour mot pour nous permettre de les retrouver. Difficile d'en dire davantage sans dévoiler la (ou les) clés(s).

Il y a quelques longueurs, quelques personnages mal construits ou qui, selon moi, ne sont pas indispensables (la mère de Marcus, notamment la caricature de la mère juive). Il y a également une forme de maladresse dans les rapports entre les personnages (l'histoire d'amour Harry/Nola est d'une platitude exaspérante!!!) mais La vérité sur l'affaire Harry Quebert demeure un roman plaisant, qui ne laisse pas le lecteur inactif dans la tentative de résolution.

Publié dans Roman

Commenter cet article