Kobra de Deon MEYER

Publié le par Alice

Kobra de Deon MEYER

Quatrième de couverture

Paul Anthony Morris, mystérieux client britannique de la guest-house d'un domaine viticole de Fransshoek, a disparu, et ses trois gardes ont été tués. Seul indice : des douilles de cartouches gravées d'une tête de cobra. Dès le début de son enquête, Benny Griessel se heurte à la réticence du consulat et de sa hiérarchie. Au Cap, le jeune Tyrone Kleinbooi dérobe sous l'œil d'une caméra de surveillance le sac d'une touriste dans la marina du port. Alors qu'ils s'apprêtent à l'interroger, les agents de sécurité sont abattus méthodiquement par un tueur cagoulé qui laisse sur place des douilles gravées d'une tête de cobra. Tyrone réussit à s'échapper en emportant son butin, mais quand, peu après, sa sœur Nadia est kidnappée, Benny le soupçonne d'être en possession d'un élément crucial. Le tueur semble être un professionnel surnommé Kobra, mais pour qui travaillerait-il ? Et Paul Anthony Morris se révèle être un brillant mathématicien, inventeur d'un logiciel permettant de repérer, dans les transactions financières mondiales, le parcours de l'argent sale issu du crime organisé et du terrorisme. Qui a commandité son enlèvement?

 

Kobra est un policier qui se lit avec plaisir, même si les premières pages m'ont laissée d'emblée sceptique.

J'ai aimé l'immersion en Afrique du Sud, en cela le roman est riche d'une culture autre, le glossaire en fin d'ouvrage contribue d'ailleurs à immerger le lecteur dans une atmosphère et une culture par le biais des subtilités liées au langage, à la couleur de peau, aux quartiers où la ségrégation règne encore.

Quant à l'intrigue, pas un moment de répit ! Beaucoup de rebondissements, une résolution brillamment menée.

Toutefois, je regrette vraiment que l'analyse psychologique des personnages soit vraiment bancale et peu crédible. Un semblant de suspens quant à la panne sexuelle du « super héros » m'a d'emblée complètement déstabilisée ; je me demande encore quel intérêt pour l'intrigue ? Montrer maladroitement qu'il a, malgré tout, des failles? Peut-être aurait-il fallu que je sois plus attachée au personnage principal en ayant lu d'autres romans dont il est le héros ? Le côté « James Bond » (d'où ma référence au super héros) m'a laissée perplexe et dubitative.

Cela m'a semblé tellement paradoxal avec l'ancrage bien réel et bien réaliste dans l'Afrique du Sud moderne!

 

Une lecture agréable mais qui se laisse trop vite oublier.

 

 

 

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